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Retour sur la balade Herbier Urbain du 4 avril au Parc de la tête d'or

Retour sur la balade Herbier Urbain du 4 avril au Parc de la tête d'or

Vendredi, Avril 17, 2026

Une balade par un temps idéal avec un groupe de 9 personnes...L'idée : partir des rues adjacentes au parc pour voir la flore sauvage des trottoirs, moins évidente que celle du parc, connue pour sa verdure.

Rendez-vous était pris dans la rue tête d'or avec le groupe : car oui il est évident pour tout le monde que le Parc de la tête d'or renferme des espèces végétales diverses et variées...Mais beaucoup moins en ce qui concerne les rues de la ville.

Nous sommes donc partis à la rencontre des espèces sauvages présentes dans les fissures et bords de trottoirs...Et nous avons été servis : entre les laiterons, le mouron aux oiseaux ou encore le géranium sauvage.
Nous avons observé à la loupe de botaniste les pétales du mouron : j'ai demandé aux participant·es de les compter et il y avait un petit piège car les pétales sont bifides (divisées en 2), on dirait bien qu'il y en a 10 mais en fait il n'y en a que 5 :) 

Le mouron aux oiseaux avec ses fleurs aux pétales bifides

Ensuite, dans le parc, on a pas mal discuté des asteracées bien présentes en cette saison et observé leurs inflorescences en capitules composées de centaines de fleurs : les pissenlits en graines permettant de bien comprendre l'idée...Nous avons aussi évoqué les propriétés anti-rides et intéressantes pour les bleus de la pâquerette, auxquelles elle doit son non latin : Bellis Perrenis (Belle pour toujours).

Capitule de pissenlit en fleurs et en graines...

On a observé des cerfeuils sauvages pour bien les distinguer de la cigüe, et appris à identifier l'if, mortel (sauf la chair des fruits) mais qui soigne aussi puisque de ses fruits est extrait le Taxol, médicament bien utile dans le traitement des cancers.

Dans la famille des lamiacées, la bugle rampante vue de près a suscité l'admiration, le lierre rampant très odorant a été reniflé avidement et le lamier pourpre, que certain·es ont gouté a suscité la perplexité avec son goût de champignon.

Observation du lierre terrestre, comestible aromatique et médicinale

Nous avons également admiré des spécimens de cardamine des prés, une bonne comestible un peu piquante, et terminé en apothéose en découvrant le célèbre ail des ours pour lequelle nous avons évoqué les propriétés nutritives et les erreurs fréquentes d'identification (colchique, muguet et arum..) en observant bien les feuilles et les boutons.

Observation à la loupe de botaniste de la fleur d'ail des ours

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